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Saint-Père-sous-Vézelay

Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame (XIIIe siècle)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame (XIIIe siècle)

Origines : les Fontaines Salées

Le professeur René Louis (1906-1991), un spécialiste de la littérature médiévale, s'est particulièrement intéressé à une chanson de geste : Girart de Roussillon. Son auteur anonyme, qui l'a composée vers 1140-1150 en dialecte franco-provençal, raconte qu'une terrible bataille opposa Girart, qui à ce moment-là n'avait pas encore fondé l'abbaye de Vézelay, à son suzerain, le roi Charles, en un lieu nommé Valbeton ou Vaubouton. La Vie du comte Girart (Vita Girardi comitis), rédigée vers la même époque, évoque un lieu semblable : Valle Betun. Les recherches sur place ont amené René Louis à découvrir les ruines d'un site non pas médiéval, mais en partie gallo-romain : il s'agissait des vestiges d'un complexe thermal.

En fait, ce dernier jouxtait des installations beaucoup plus anciennes, antérieures à l'époque celtique. Des communautés avaient remarqué dès le IIIe millénaire avant J.-C. la présence à cet endroit de sources aux vertus curatives. Il s'agit, on le sait aujourd'hui, d'une eau chlorurée-sodique, qu'elles captaient au moyen de cuvelages réalisés au moyen de troncs évidés au feu. L'un d'eux est d'ailleurs exposé dans le petit musée de Saint-Père, situé à droite de l'église Notre-Dame. Une analyse dendrochronologique a permis de le dater de 2238 av. J.-C. ! Il est donc bien antérieur aux 3000 ans d'âge précédemment évoqués grâce à des techniques de datation moins précises. Avant cela même, les traces d'un campement indiquent une présence humaine à l'époque mésolithique (8000-5000 av. J.-C.). On a également retrouvé là une nécropole de la Civilisation dite des Champs d'Urnes (v. 1200-800 av. J.-C.), à l'époque celtique, un sanctuaire circulaire gaulois du Ier siècle av. J.-C. occupé en son centre par un bassin cultuel, enfin et surtout, un complexe thermal gallo-romain.

On reconnaît dans ces vestiges de thermes un portique, une palestre, les entrées des hommes et des femmes, bien séparés, l'apodytherium (vestiaire chauffé), les latrines, le frigidarium (bains froids), le tepidarium (bains tièdes), le caldarium (bains chauds) établi sur un système de chauffage par hypocauste et le praefurnium (foyer de l'hypocauste). Ce complexe du IIe siècle, qu'il faut imaginer luxueux, a été ruiné par les Germaniques au siècle suivant. Au IVe siècle, des artisans, des sauniers notamment, se sont installés dans les ruines de l'établissement. Au XVe siècle encore, jusqu'à la création à Vézelay d'un grenier à sel associé à cet impôt détesté qu'était la gabelle, on pouvait encore voir les puits. Ceux-ci furent alors comblés. L'évocation d'un "château" à cet endroit dans la littérature médiévale fait donc référence aux vestiges de cet ensemble cultuel et sanitaire du plus haut intérêt. Un site comparable peut être visité à Escolives-Sainte-Camille, près d'Auxerre.

Saint-Père-sous-Vézelay - Fontaines-Salées : le "poron", mégalithe celtique en granit
Saint-Père-sous-Vézelay - Fontaines-Salées : le "poron", mégalithe celtique en granit
Saint-Père-sous-Vézelay - Fontaines-Salées : temple celtique circulaire (Ier s. av. J.-C.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Fontaines-Salées : temple celtique circulaire (Ier s. av. J.-C.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Fontaines-Salées : thermes du Ier siècle
Saint-Père-sous-Vézelay - Fontaines-Salées : thermes du Ier siècle
Saint-Père-sous-Vézelay - Fontaines-Salées : extensions des thermes (IIe-IIIe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Fontaines-Salées : extensions des thermes (IIe-IIIe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Les Fontaines Salées (IIIe millénaire av. J.-C. - IVe siècle ap. J.-C.) : source cultuelle
Saint-Père-sous-Vézelay - Les Fontaines Salées (IIIe millénaire av. J.-C. - IVe siècle ap. J.-C.) : source cultuelle
Saint-Père-sous-Vézelay - Les Fontaines Salées (IIIe millénaire av. J.-C. - IVe siècle ap. J.-C.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Les Fontaines Salées (IIIe millénaire av. J.-C. - IVe siècle ap. J.-C.)

Bibliographie

-Saint-Père : les Fontaines Salées, mémoire de sel, Archéologie en Bourgogne, 1, DRAC Bourgogne, 2004 (réimpression en 2009).

Le site originel du monastère de Vézelay

Le nom "Vézelay" viendrait peut-être de Vercellacus, un propriétaire terrien du IVe ou du Ve siècle. Le fait est que vers 819, la villa de Vézelay (en l'occurrence Saint-Père) fut acquise par le comte Girart (v. 800-877). Ce dernier était un membre du palais, d'abord comte de Paris, puis comte de Vienne et régent du roi de Provence, Charles (†863). On ignore l'endroit précis où Girart implanta entre 858 et 860 le monastère de religieuses dirigé par sa propre fille Ava. Mais il y a tout lieu de croire que c'était dans des bâtiments du "centre administratif" de la villa, tout près des églises Saint-Pierre et Notre-Dame, au coeur même du village actuel. D'ailleurs, les fouilles effectuées il y a quelques années par l'archéologue Christian Sapin ont permis de mettre à jour des vestiges d'un bâtiment gallo-romain et d'un lieu de culte mérovingien, puis carolingien, sous l'église Saint-Pierre. Les plans de la villa et la réflexion de Philippe Beyney, confiés dans un article récent (2012), invitent à penser qu'entre l'époque tardo-antique et le IXe siècle, il y a eu continuité d'occupation du site, mais une continuité qu'il n'est cependant pas possible de démontrer absolument. Le site de la Corvée Saint-Jean, entre Saint-Père et les Fontaines Salées, peut correspondre à la pars rustiqua (territoire cultivé) de la villa et une partie au moins de l'actuel village à la pars urbana (centre administratif et quartier d'habitation) de cette même structure. Tout invite à loger les religieuses quelque-part dans cette pars urbana, d'autant qu'il existait déjà au moins un lieu de culte sur place auparavant. Les restes d'une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste (IXe siècle ?) sont en outre toujours visibles au lieu-dit la Corvée Saint-Jean. L'hypothèse récente de Christian Sapin consiste à situer l'église du monastère primitif à l'emplacement de l'actuelle église Notre-Dame, dont le patronage est le même que celui de l'établissement de moniales fondé par Girart, et à voir dans l'église Saint-Pierre, dont certains éléments pourraient remonter aux IXe-Xe siècles, une église funéraire rattachée au monastère.

Vézelay - Bibliothèque municipale d'Auxerre, f. 22r (miniature, v. 1170) : le comte Girart et sa femme Berthe, fondateur du monastère de Vézelay (autorisation Bibliothèque municipale d'Auxerre)
Vézelay - Bibliothèque municipale d'Auxerre, f. 22r (miniature, v. 1170) : le comte Girart et sa femme Berthe, fondateur du monastère de Vézelay (autorisation Bibliothèque municipale d'Auxerre)

L'église Notre-Dame (XIIIe-XVe siècle)

L'existence d'un tel édifice dans ce village, certes beaucoup plus peuplé jusqu'au XIXe siècle que de nos jours, est curieuse. On l'a souvent comparé à une cathédrale en réduction, étant données la qualité du décor et l'envolée de son magnifique clocher à quelque cinquante mètres de hauteur. D'autant que cette église ne devint paroissiale qu'au XVIe siècle ! Alors quelles sont les véritables origines de ce remarquable monument de style gothique rayonnant ? Elles se perdent dans l'obscurité d'une fondation qui, compte tenu de la dépense engagée, peut être recherchée du côté de l'abbaye de Vézelay. Il n'empêche que des donateurs laïques ont été représentés dans le narthex de l'église ; de riches bourgeois auront sans doute réalisé là quelque voeu, même si une inscription du XIVe siècle aujourd'hui un peu érodée, dans l'ébrasement du côté droit du portail du narthex, indique que cette église n'a pas de rente et qu'elle est pauvre. Peut-être cet édifice remplace-t-il tout simplement l'église principale du premier monastère de Vézelay...

Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame (XIIIe-XVe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame (XIIIe-XVe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : le clocher (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : le clocher (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : l'Ange à la Trompette (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : l'Ange à la Trompette (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : baie du clocher (XIIIe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : baie du clocher (XIIIe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : dais du dernier étage du clocher (XIIIe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : dais du dernier étage du clocher (XIIIe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : protomés (XIIIe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : protomés (XIIIe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Médaillons du troisième étage du clocher : l'ammonite fossile et la croix fleurdelisée (XIIIe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Médaillons du troisième étage du clocher : l'ammonite fossile et la croix fleurdelisée (XIIIe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : protomé de la façade (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : protomé de la façade (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : détail du fronton (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : détail du fronton (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : détail du fronton (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : détail du fronton (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : un démon inquiet en façade !
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : un démon inquiet en façade !

Les spécialistes s'accordent en tout cas pour fixer autour de 1235 le début de la construction de l'édifice (chevet et nef), la façade et le clocher ayant été bâti vers 1260. Le choeur est entouré d'un déambulatoire ouvrant sur cinq chapelles rayonnantes. Tant au chevet que dans la nef, le maître d'oeuvre a tiré parti d'une architectonique privilégiant les supports au détriment des murs (fort minces dans la nef, au niveau de la galerie) et ce, au bénéfice d'une luminosité optimale. Le porche ajouré, aux dimensions remarquables, n'a quant à lui été construit que vers 1300. L'alternance au niveau des piliers de la nef conduit Robert Branner à établir une comparaison avec la collégiale de Clamecy. Le tombeau de "Dame Gaudri Guibourg" (1258), très probablement une donatrice (nécessairement, d'ailleurs, pour élire sépulture dans un lieu de culte), est installé dans le narthex. Vers 1455, les piles du choeur ont été reprises en sous-oeuvre. On peut penser qu'une deuxième tour, au sud, aurait dû être bâtie, mais les fonds auront manqué. L'église a été restaurée entre 1841 et 1868 par Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879) et, pour ce qui est du narthex plus spécifiquement, par Émile Boeswillwald (1815-1896) dans les années 1888-1889.

Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame (XIIIe siècle)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame (XIIIe siècle)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : voûtes de la nef et choeur (XIIIe siècle)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : voûtes de la nef et choeur (XIIIe siècle)

On ne peut qu'admirer la dentelle de pierre qui se déploie au fronton bâti vers 1265, aux chapiteaux à décor végétal, aux remplages des baies du narthex, aux chapiteaux de la nef et au clocher dont les angles sont ornés d'anges musiciens et de médaillons sculptés. Tout y est finesse et légèreté. La sculpture du fronton est à rapprocher de celle du portail du bras sud du transept de Notre-Dame de Paris, selon Denise Borlée.

Saint-Père-sous-Vézelay - Fronton (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Fronton (v. 1265)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Fronton : le Christ couronné (v. 1270)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Fronton : le Christ couronné (v. 1270)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Fronton : moine tenant un livre (v. 1270)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Fronton : moine tenant un livre (v. 1270)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Fronton : l'évangéliste Jean (v. 1270)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Fronton : l'évangéliste Jean (v. 1270)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Fronton : saint Pierre tenant les clés (v. 1270)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Fronton : saint Pierre tenant les clés (v. 1270)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Fronton : Marie-Madeleine tenant le vase de parfum (v. 1270)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Fronton : Marie-Madeleine tenant le vase de parfum (v. 1270)

 

Le narthex gothique (fin XIIIe-début XIVe s.)

Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Ebrasement du portail central du narthex (v. 1300)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Ebrasement du portail central du narthex (v. 1300)
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Tympan sud de la nef, sous le narthex
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Tympan sud de la nef, sous le narthex
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Détail du narthex
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Détail du narthex
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Narthex - La chauve-souris
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame - Narthex - La chauve-souris
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : chapiteaux du narthex
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : chapiteaux du narthex
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : baie du narthex ajouré
Saint-Père-sous-Vézelay - Eglise Notre-Dame : baie du narthex ajouré
Saint-Père - Eglise Notre-dame - Narthex - Donateurs (début du XIVe s.)
Saint-Père - Eglise Notre-dame - Narthex - Donateurs (début du XIVe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Tombeau (1258) de Dame Gaudri-Guibourg dans le narthex
Saint-Père-sous-Vézelay - Tombeau (1258) de Dame Gaudri-Guibourg dans le narthex
Saint-Père-sous-Vézelay - Inscription en moyen français appelant à la générosité des donateurs en faveur de l'édifice (XVe s.)
Saint-Père-sous-Vézelay - Inscription en moyen français appelant à la générosité des donateurs en faveur de l'édifice (XVe s.)

L'église saint-Pierre (XIe et XIIe siècle : ancien cimetière)

C'était l'église paroissiale de Saint-Père jusqu'au XVIe siècle. Des fouilles réalisées au début des années 2000 par les équipes de Christian Sapin ont permis de mieux comprendre l'histoire du bâtiment, édifié en deux temps : d'abord un petit massif occidental (Xe-XIe siècle) qui se prolonge par une nef unique et une abside ; ensuite, au XIIe siècle, cet édifice a été flanqué d'un collatéral. C'est sous la partie la plus ancienne qu'ont été découverts des substructions de bâtiments antiques, un sarcophage mérovingien et des fragments de mobilier liturgique carolingien (restes d'un chancel), attestant la possible continuité d'occupation ente l'Antiquité et le Moyen Âge central. Dès la fin du XVIe siècle, après le passage des Huguenot durant les guerres de Religion (1569), cette église alors ruinée a servi de cimetière, du moins jusqu'à l'aménagement du nouveau cimetière (1898).

Saint-Père-sous-Vézelay - Ancienne église paroissiale Saint-Pierre aujourd'hui ruinée (XIe-XIIe siècle)
Saint-Père-sous-Vézelay - Ancienne église paroissiale Saint-Pierre aujourd'hui ruinée (XIe-XIIe siècle)

Il faut noter, en complément, qu'une petite maison-Dieu avait été fondée le long de la route qui relie Saint-Père au hameau de Nanchèvre. Un fragment de conduit de cheminée en pierre (XIIe siècle) provenant de cet établissement est exposé dans la cour du musée de Saint-Père.

Bibliographie

-Sophie Leroy-Specht, "L'ancienne église de Saint-Père-sous-Vézelay", Archéologia, 85 (Août 1975), p. 8-12.

-Robert Branner, Burgundian Gothic Architecture, Londres, 1985 (2e édition), p. 173-174.

-Pierre Dubourg-Noves, "l'église Notre-Dame de Saint-Père-sous-Vézelay", dans Société Des Fouilles Archéologiques des Monuments Historiques de l'Yonne, n°5, 1988.

-Denise Borlée, La sculpture figurée du XIIIe siècle en Bourgogne, Strasbourg, 2011.

-Christian Sapin, "Les origines de l'abbaye de Vézelay et les débuts de son organisation claustrale (IXe-XIIe siècle)", Archéologie médiévale, 45 (2015), p. 59-84.